On ignore encore aujourd'hui les causes réelles de la maladie d'Alzheimer. Cependant, les traitements existants, permettent de ralentir l'évolution de la maladie, même s'il n'existe pas encore de traitement spécifique ciblant les mécanismes cellulaires propre à la maladie d'Alzheimer - à savoir, la production du peptide amyloïde par protéolyse du précurseur APP et les protéines tau pathologiques - les traitements actuels traitent les symptômes de la maladie. Il existe deux traitements principaux.
Un des neurotransmetteurs en jeu dans le développement de la maladie d'Alzheimer est appelé l'acétylcholine. On sait aujourd'hui qu'il existe des protéines chargées de le détruire : ce sont les acétylcholinestérases. Les principaux médicaments ont donc pour rôle de bloquer ces protéines destructrices.
Le premier permet d'améliorer les troubles de la mémoire et les fonctions cognitives, permettant ainsi de ralentir la perte d'autonomie de la personne malade. Ce traitement est indiqué dans la première phase et la phase intermédiaire, il peut être poursuivi tant qu'un bénéfice pour le patient est avéré.
Le deuxième traitement est utilisé dans les phases plus sévères de la maladie, ces traitements retardent la perte des fonctions cognitives et peuvent même les améliorer. Ils ont un effet positif sur les activités quotidiennes et les troubles du comportement des patients.
Aujourd'hui, les quatre médicaments présents sur le marché français ont ce mécanisme en commun. Du premier au dernier sorti (Tacrine, Donezepil, Rivastigmine et Galanthamine), ils présentent de moins en moins d'effets secondaires et permettent de repousser les manifestations les plus invalidantes de la maladie.